La partie la plus difficile du projet jusqu’ici
L’une des choses qui m’a le plus surpris pendant le développement de RetroBox Modem est que le boîtier est devenu la partie la plus difficile du projet jusqu’à présent.
Je suis programmeur, pas concepteur 3D. Lorsque j’ai commencé à travailler sur le boîtier, je savais assez précisément ce que je voulais obtenir, mais pas forcément comment le transformer en une pièce imprimable, correctement ajustée et suffisamment pratique pour être ouverte régulièrement.

Apprendre à concevoir le boîtier avec Tinkercad
J’ai utilisé Tinkercad pour le concevoir. C’est un outil relativement accessible, ce qui m’a permis d’avancer sans réelle expérience préalable en CAO.
Le processus n’a pourtant pas été simple. Obtenir un beau boîtier à l’écran est une chose. Faire en sorte qu’il puisse réellement être imprimé, que la façade s’ajuste correctement, que les composants disposent de suffisamment d’espace et que l’ensemble puisse être assemblé sans forcer en est une autre.
Chaque impression m’a permis de découvrir quelque chose à corriger. Le design commence maintenant à se rapprocher sérieusement de ce que j’avais imaginé pour RetroBox Modem, même si je considère toujours ces pièces comme des prototypes.

Ouvrir le boîtier sans outils
Il y avait une décision que je voulais prendre dès le départ.
Lorsqu’on aime les kits, on finit presque toujours par vouloir rouvrir le boîtier.
Je ne voulais donc pas dépendre de vis à chaque fois que je devais accéder à l’intérieur de RetroBox. J’ai conçu la fermeture autour d’aimants en néodyme, afin de pouvoir ouvrir et refermer le boîtier sans chercher un tournevis.
Les logements des aimants font directement partie des pièces imprimées. Ce choix n’est pas seulement pratique pendant le développement. Je souhaite aussi que l’accès à l’électronique reste simple plus tard, pour changer une carte, modifier une connexion ou simplement examiner l’intérieur.

Du Raspberry Pi Zero au Raspberry Pi 5
La base intérieure m’a également demandé beaucoup de travail.
RetroBox Modem utilise actuellement un Raspberry Pi Zero 2 W comme plateforme de développement, mais je ne voulais pas concevoir tout le boîtier autour d’une seule carte.
J’ai préparé un schéma de fixation comportant plusieurs points de montage afin d’accueillir mécaniquement des cartes allant de la famille Raspberry Pi Zero aux Raspberry Pi de taille standard, y compris le Raspberry Pi 5.
Cela ne signifie pas que tous ces modèles sont déjà pris en charge par RetroBox Modem. Pouvoir fixer physiquement une carte dans le boîtier est différent de valider ses connecteurs, son alimentation, son comportement thermique et le firmware. La plateforme actuelle reste le Raspberry Pi Zero 2 W.
L’objectif est simplement d’éviter de devoir redessiner toute la base si je souhaite tester un autre Raspberry Pi plus tard.
Les premiers prototypes sur une Bambu Lab A1
Les premières impressions de test sont réalisées sur une Bambu Lab A1 avec AMS.
L’A1 me permet d’itérer rapidement, de vérifier les ajustements et de tester la façade en plusieurs couleurs. Certaines pièces semblent parfaitement correctes dans Tinkercad, puis révèlent immédiatement leurs défauts lorsqu’on les tient réellement en main.
C’est précisément la raison pour laquelle j’imprime autant de prototypes.
L’idée est de produire les pièces finales sur une Bambu Lab X2D, avec un niveau de finition encore supérieur, mais je veux d’abord que la conception mécanique soit réellement résolue.
La qualité d’impression compte, mais le boîtier doit d’abord fonctionner.

Les photos font partie du développement
Je tenais à publier ces images parce qu’elles montrent une partie du projet qui reste normalement cachée.
Certaines pièces ne sont pas définitives. Certaines impressions de test finiront probablement dans un tiroir et plusieurs petits détails évolueront encore avant la version finale.
Mais c’est ainsi que RetroBox Modem est réellement construit.
La façade photographiée avec le pied à coulisse, les premiers essais d’assemblage, le boîtier encore sur l’imprimante, le modèle Tinkercad et les logements des aimants montrent beaucoup mieux l’état réel du projet qu’un rendu parfait.
La suite
Il reste encore des tolérances, des fixations et des détails internes à affiner, mais le boîtier commence à passer d’un modèle affiché à l’écran à une pièce réellement utilisable.
Les prochaines étapes seront de poursuivre les essais de fermeture magnétique, de vérifier le système de fixation avec de vraies cartes, de terminer les points de montage internes et de réinstaller tout le matériel de RetroBox Modem dans cette version du boîtier.
C’est aussi l’objectif de ce blog : montrer le développement tel qu’il se déroule réellement, y compris les étapes qui s’avèrent beaucoup plus difficiles que prévu.
Suivez les prochains essais du boîtier
Les prochaines notes continueront à couvrir le boîtier, l’électronique, le firmware et les essais réels sur BBS.
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